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dimanche 18 janvier 2015

Sundays afternoon (and a banana bread)




Irlande - couleurs d'hiver

Après les longues ballades dans la campagne irlandaise, il y a le thé fumant qui nous attend sur la table, les bottes à mettre à sécher sur le radiateur et puis le banana bread du goûter, comme je l'aime. Il m'avait fait de l'oeil chez Mingou et quand je l'ai vu de nouveau chez Gracianne je n'ai pas pu résister. Depuis, on l'a complètement adopté!

Ultimate banana bread


Pour un  grand moule à cake
210g de farine
1 c. à café de levure chimique
1/2 c. à café de bicarbonate de soude
1/2 c. à café de sel
1/2 c. à café de cannelle moulue
150g de cassonade
50g de beurre fondu
2 oeufs
2 bananes très mûres, réduites en purée
125ml de crème liquide
1 c. à café d'extrait de vanille naturel (j'ai mis 2 c. à soupe de rhum à la vanille à la place)
100g de chocolat noir, en pépites

Commencer par préchauffer le four à 180°C.
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le bicarbonate, le sel, la cannelle et la cassonade.
Dans un autre saladier, mélanger le beurre fondu, les œufs, les bananes, la crème et l'extrait de vanille (ou le rhum à la vanille).
Creuser un trou dans les ingrédients secs et y verser les ingrédients liquides.
Mélanger grossièrement, ajouter les pépites de chocolat, mélanger à nouveau (arrêter dès que la farine est entièrement incorporée).
Verser la préparation dans un moule à cake tapissé de papier cuisson.
Enfourner pendant 50 minutes environ (ajuster le temps de cuisson selon son four). Le cake doit être tout juste cuit.
Laisser refroidir avant de couper en tranches.

mardi 7 octobre 2014

Septembre est souvent comme un second et court printemps - Blackberry and buttermilk cake

Cette année, Septembre a défilé bien plus vite que d'habitude. Difficile de se dire qu'Octobre est déjà là, avec ces décorations d'Halloween qui habillent les shops, les monkey peanuts qui envahissent les supermarchés (je ne sais pas bien pourquoi mais ici Halloween est synonyme de cacahuètes), et les tea bracks que l'on déguste au petit-déjeuner.
Cette année, Septembre a défilé à la lecture de biens belles choses, il y a eu des soirées cinémas très réussies dans notre pub préféré (le dernier Jim Jarmush, Ascenseur pour l'Echafaud et puis le très beau The selfish giant), beaucoup trop d'heures passées au studio, un joli set de correspondance pour écrire à des filles dont je ne peux me passer, de jolis colis envoyés et reçus, et puis une visite que j'attendais avec impatience.
Cette année, Septembre a défilé au goût de club-sandwhich dégusté à la terrasse d'un café,  des premiers roasts de l'année (un poulet rôti au citron confit et une épaule d'agneau confite au thym), signe des premières soirées de grand froid, d'un gâteau aux pommes qui est revenu très souvent à l'heure du goûter, et puis surtout des mûres en pagaille - en crumble (mon préféré), en cobbler, en tarte ou en soufflé - et puis en gâteau moelleux mais qui croque quand même un peu,
le très réconfortant Blackberry and Buttermilk cake (cet été il a souvent été sur notre table avec de la rhubarbe, cette version est plutôt du genre fin août, début septembre).



Pour un petit moule à cake d'environ 22cm
Pour le topping:
30g de farine de blé
30g de sucre roux 
30g de beurre doux, à température ambiante
30g de noisettes grossièrement hachées
1/2 c. à café de muscade en poudre
Pour le cake:
160g de farine de blé
90g de sucre en poudre
1 sachet de poudre à lever
1/2 c. à café de sel fin
2 gros oeufs bien élevés
120ml de buttermilk
60g de beurre doux fondu
1 c. à café d'eau de fleur d'oranger
250 à 300g de mûres, fraîches (ou surgelées quand elles ne sont plus de saison)

Commencer par préchauffer le four à 180°C.
Beurrer un moule à cake de 22cm et le mettre de côté.
Préparer le topping
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, et la noix de muscade. Ajouter les noisettes, puis le beurre, et mélanger grossièrement du bout des doigts, comme pour préparer un crumble. Réserver.
Pour le cake, mélanger dans un saladier la farine, la levure, et le sel. Ajouter les oeufs, le beurre fondu (et refroidi), l'eau de fleur d'oranger et le buttermilk, et mélanger à l'aide d'un fouet ou d'une fourchette jusqu'à ce que l'appareil soit homogène. Incorporer délicatement les mûres au mélange, afin d'éviter qu'elles ne s'écrasent. 
Verser dans le moule à cake et lisser le dessus à l'aide d'une spatule.
Enfourner pour 15min, le dessus du gâteau doit à peine prendre. Y saupoudrer le crumble et enfourner de nouveau pour 45min. Bien surveiller, si le dessus colore trop vite, protéger à l'aide de papier d'aluminium. Au bout de ce temps, un couteau doit sortir bien prendre du centre de gâteau. Laissez refroidir complètement avant de déguster (trop bon avec une grosse cuillère de custard!).

Et puis finalement, Octobre ne s'annonce pas si mal que ça, avec ce journal hebdomadaire de Truffaut par Truffaut - j'ai même hâte d'être lundi prochain! J'ai été terriblement émue de lire au dos d'une enveloppe destinée à Robert Lachenay "Celui dont les lettres te sont les plus chers", j'ai même repris une petite part de cake pour m'en remettre (non mais vraiment, qui ne rêve pas de trouver cela en ouvrant sa boîte aux lettres?).

samedi 30 août 2014

Lòn - Un déjeuner irlandais (3)

Il est temps de terminer ce menu irlandais, il fallait donc un dessert tout simple, un dessert qui sent bon la fin de l'été. J'aurai pu vous parlé des petits gâteaux renversées aux prunes et à l'amande, du carrot-cake parfait, des scones géants aux fruits rouges, des petits cakes glacés au citron, des biscuits chocolate cake ou des crumbles à la rhubarbe que l'on arrose de custard. Mais en fait ce que je préfère, c'est le cobbler parfait du tout aussi formidable Nigel Slater. The Kitchen Diaries est un indispensable de ma bibliothèque culinaire (c'est le seul livre que j'avais apporté avec moi dans ma petite valise à mon arrivée à Kilkenny, avec le 30 minutes chrono de Jamie). Cela fait déjà plusieurs fois que je lorgne très fortement sur le volume 2, les semaines à venir nous diront si j'ai craqué ou pas (en fait je le feuillette à chaque fois que l'on passe à la jolie librairie, celle dans High Street. J'essaye de me convaincre que décidément, j'ai bien assez de livres sur la petite étagère consacrée aux livres de cuisine, mais quand même, il me fait sacrément de l'oeil). Affaire à suivre, donc.

Peach and blueberries soured cream cobbler



Pour 6 gourmands

pour les fruits
4 pêches bien mûres (sans la peau, si possible)
Une barquette de myrtilles (environ 125g)
1 c. à soupe de sucre roux
1 c. à soupe rase de farine

pour le cobbler
150g de farine
2 c. à café de baking powder
50g de sucre en poudre
80 de beurre
120ml de sour cream (crème aigre)
Une pincée de sel

Préchauffer votre four à 200°C.
Pour la pâte à cobbler, mélanger dans un saladier la farine, le sel, le baking powder, le sucre et le beurre, jusqu'à obtenir une pâte un peu sableuse. 
Découper les pêches en morceaux (si elles sont bien mûres, cela devrait être assez facile d'enlever leur peau), et les déposer dans un plat allant au four. Recouvrir les pêches avec les myrtilles, saupoudrer du sucre et de la farine. 
Ajouter la crème aigre au mélange sec. Vous obtenez une pâte assez molle. Prélever des petites boules de pâte de la taille d'une noix, et écraser les légèrement. Déposer les sur les fruits, un peu comme bon vous semble, il n'y a pas besoin de les aligner parfaitement. Saupoudrer de sucre, puis mettre au four pour 25min, jusqu'à ce que le cobbler soit bien doré.
Délicieux avec une boule de glace à la vanille.



lundi 4 août 2014

Summer blondie

Il a le goût des vacances et des copains. Des barbecues d'été qui n'en finissent pas, de la B.O de Drive, de la nostalgie de nos années étudiantes. Je l'emmène partout, en pique-nique, à une séance de cinéma en plein air, chez les copines pour le café un peu gourmand. Je triche un peu ici, car c'est une recette que je fais depuis très longtemps, je ne pourrais compter le nombre de fois où je l'ai réalisé. Dernièrement, c'est le gâteau que j'ai laissé sur la table de la cuisine, pour mon P. qui restait à Kilkenny pendant que je m'en allais vadrouiller dans mon pays natal (j'avais demandé du fromage à tous les repas à ma petite maman). Il lui fallait bien une petite douceur pour compenser l'absence (de fromage, donc). J'en ai refait un cette semaine, pour faire passer la saveur un peu amère des vacances déjà finies (c'était bien - il y eu un crumble à l'abricot à tomber, une tarte à la confiture divine, des copines pour papoter, de la Clairette à siroter).


Summer Blondie (brownie au chocolat blanc & framboises)
Pour un moule carré d'environ 24x24cm

100g de beurre doux
100 de sucre en poudre
4 oeufs bien élevés
250g de chocolat blanc pâtissier de bonne qualité
150g de noix de pécan, ou tout autre noix de votre choix (j'aime bien le faire en version plus chic avec un mélange amandes-pistaches)
120g de farine
1 c. à café d'extrait naturel de vanille
Une petite barquette de framboises fraîches (environ 125g)

Faire chauffer votre four à 170°C.
Dans un saladier, commencer par casser les oeufs, y ajouter le sucre et battre vivement. Mettre de côté.
Dans un autre bol, faire fondre 200g de chocolat blanc et le beurre, selon la méthode que vous préférez (personnellement, je suis une grosse flemmarde et le fais au micro-ondes). Lorsque tout est bien fondu, fouetter légèrement le chocolat et le beurre jusqu'à ce que le mélange soit bien lisse. Verser dans le mélange aux oeufs, bien mélanger. Ajouter la farine et l'extrait de vanille, mélanger à nouveau.
Hacher grossièrement les 50g de chocolat restant, ajouter les au mélange, ainsi que les noix et les framboises, délicatement afin d'éviter que ces dernières ne s'écrasent.
Verser le tout dans un moule carré recouvert de papier sulfurisé et enfourner pendant 20 à 25 minutes (le dessus du blondie doit être bien doré).
Laisser complètement refroidir avant de déguster. C'est très bon avec un coulis de framboises ou un peu de crème anglaise.

Sinon, aux prochains billets, je vous prépare un chouette menu irlandais!


dimanche 15 juin 2014

Le panais qui se prenait pour un carrot-cake

*

Et une liste pas encore tout à fait exhaustive des endroits où j'aime prendre le thé à Dublin.

The Winding Stair 
C'est une des dernières librairies indépendantes de Dublin, minuscule, sur les quais. On y trouve une large gamme de livres, de la littérature irlandaise, poésie, fictions - récentes et moins récentes - et de très jolis livres pour enfants (avec notamment une collection d'Oliver Jeffers très chouette). Et puis surtout, il y a deux petites tables installées à la fenêtre, où l'on peut boire thé ou café (voir même un verre de vin après avoir couru sous la pluie et raté une séance du Grand Budapest Hotel, mais c'est une autre histoire), tout en feuilletant ces futurs achats. On y trouve également un restaurant à l'étage, parfait pour les brunchs, mais j'en reparlerai peut être une autre fois. 
The Winding Stair, 40 Lower Ormond Quay, Dublin 1, Ireland 

IFI - Irish Film Institute
On y va pour voir le dernier Miyazaki, une rétrospective Ken Loach alléchante (j'ai noté The Wind that Shakes the Barley, The Angels' share et Jimmy's Hall, son petit dernier), ou le mystérieux Franck. C'est le seul cinéma de Dublin qui propose des films décents (par décent j'entends qui propose autre chose que des re-remakes de Godzilla ou Robocop, vous voyez le genre) et l'on fait souvent le déplacement depuis Kilkenny pour une immersion cinématographique. Entre deux films, j'aime bien observer les gens au petit café que le cinéma héberge, le thé n'y a rien d'exceptionnel (surtout ne prenez pas de café - ou alors prenez juste un verre d'eau, c'est à peu près pareil) mais c'est une façon assez agréable de patienter. Et puis les Irlandais ont toujours la discussion facile, et un avis marqué sur leur cinéma - qui est finalement très riche, et que je suis ravie de connaître mieux. 
Irish Film Institute Café - 6 Eustace Street, Dublin 2, Ireland

The Fumbally
C'est un des plus jolies cafés de Dublin, et j'adore y aller pour le petit-déjeuner. Leurs "eggs on toast" sont fameux, mais c'est aussi un endroit parfait pour les longs après-midis pluvieux - on peut se loger dans leur canapé moelleux et y boire du thé délicieux en oubliant le temps qui passe et le gris du dehors (marche aussi très bien pour les après-midis ensoleillés, la lumière y est magique, comme un peu partout en Irlande dès qu'un rayon de soleil se pointe).
Pour le déjeuner, je craque complètement pour leur "Pulled Porchetta" sandwich, des morceaux de porc longuement rôti, des légumes croquants et une sauce à la pomme subtilement épicé - un petit bonheur.
The Fumbally, Fumbally Lane, Dublin 8, Ireland


Avoca Café
Il faut y aller pour les plaids de toutes les couleurs, les théières fleuries et leurs tasses assorties, les petits carnets qu'on ne peut s'empêcher de collectionner, les savons à la figue, au pamplemousse ou au jasmin, les bougies de toutes les couleurs, les paniers à pique-nique parfait, mais surtout, il faut y aller pour leur carrot-cake dément et les petits sandwiches délicieux. C'est un de mes endroits préférés à Dublin, en particulier pour choisir les petits cadeaux aux filles qui aiment le thé et les pots à lait.

C'est aussi l'un des premiers livres de recettes que j'ai osé acheter en Irlande (pour certaines raisons, j'hésite toujours à l'achat, d'autant plus depuis que je vis à Kilkenny et que l'optique du futur déménagement m'angoisse rien que d'y penser). C'est un très joli livre, organisé par saison, et riches de recettes aussi bien originales que traditionnelles (et les photos sont à tomber). La recette ci-dessous a d'ailleurs largement été inspiré par leur "parsnip cake", un cake aux panais tout doux, plutôt parfait pour les goûters d'automne, mais qui me réconforte drôlement ces après-midis de Juin où je dois enfiler collants et veste de pluie pour vagabonder au marché. Je rêve de soleil, de pique-niques champêtres et de jambes à l'air sous mes jupes à fleurs, mais l'Irlande est capricieuse, l'été se fait désirer, alors je patience doucement à coup de ce cake un peu rustique et de mon Irish Evening Tea préféré (j'aime mon thé à l'irlandaise, très infusé avec un petit nuage de lait). 
Avoca, 11-13 Suffolk Street, Dublin 2, Ireland.


Cake masqué aux panais
Pour un gros cake ou 12 petits muffins 

3 beaux oeufs bien élevés
100g de sucre roux
50ml d'huile neutre (tournesol ou pépins de raisin par exemple)
100g de farine de blé
50g de poudre d'amande
50g de poudre de noisette
2 c. à café de cannelle en poudre
2 c. à café de gingembre en poudre
1 c. à café de poudre à lever
1 c. à café de bicarbonate
100g de noix de pécans, grossièrement concassées
300g de panais, épluché et râpé (pas besoin de râper trop finement)
environ 60g de gingembre christallisé, découpé en petits morceaux

Pour le glaçage (indispensable)
300 de cream cheese, type Philadelphia
 150 à 200g de sucre glace, selon les goûts
les zestes d'une grosse orange, biologique de préférence (ou de zestes d'oranges confites)
le jus d'une demi-orange
environ 100g de noix grossièrement concassées

Préchauffer votre four à 170°C.
Dans un saladier, battre longuement les oeufs, le sucre et l'huile jusqu'à ce que le mélange pâlisse, et devienne mousseux. Dans un autre bol, mélanger la farine, les poudres d'amande et de noisette, la cannelle, le gingembre, la poudre à lever et le bicarbonate. Y ajouter les noix de pécans concassées. Mélanger ensuite ce mélange "sec" au mélange liquide, jusqu'à ce que le tout soit bien homogène. Ajouter finalement les panais râpés, et le gingembre cristallisé. Verser dans un moule à cake recouvert de papier sulfurisé (ou dans des moules à muffins beurrés et farinés) et faire cuire pendant environ 50min pour le cake, 20min pour les muffins. Bien surveiller, le cake doit être bien doré. Laisser refroidir complètement avant de le glacer.

Pour le glaçage, mélanger le cream cheese, le sucre glace, les zestes d'oranges (garder en un peu pour décorer) et le jus d'orange. Le glaçage est bien brillant. Disposer sur le cake, et ajouter joliment les noix et le reste de zestes d'orange pour décorer. Déguster en laissant planer le mystère sur votre ingrédient secret.

*Une illustration de Miroslav Šašek  dans This is Ireland.